mercredi 16 janvier 2013

M pour Maisquelfilsàmaman

Publié par V pour Vend des Tas. à 16:29 5 commentaires


Après une longue absence, je me suis dit qu’il était temps de revenir subrepticement vous lécher la tête ! 
Et oui ! Le travail avant tout, et j’ai toujours pas fini mes petites obligations. Mais ça fait tellement longtemps que je me DOIS d’écrire ce billet doux.
Aujourd’hui je vous parle d’un ex.


 

Étonnant ! Et Thonon alors ! Hum.



Musiques à fond ( WetWall de Woodini et Blow de Ghost Loft pour ceux qui veulent savoir), cheveux attachés et canette de coke. Let’s go !

Mon histoire commence il y a de cela six ans. J’en avais 16 quoi. Aux environs environnants. Mes parents fréquentaient une famille de restaurateurs de la ville d’à côté. Une famille dirigée par les femmes essentiellement. Très sympathiques au demeurant. Je n’ai rien à redire de prime abord sur un gouvernement matriarcal. Ces femmes ont des enfants dont un fils. Ca y’est ? Vous me voyez venir ? Tant mieux.
Une soirée chez les restaurateurs, on me dit que l’un des fils sera là. Je sors le décolleté. J’ai du matos autant que ça se voit. Je vais pouvoir l’hypnotiser grâce aux pouvoirs des melons. Ne sous-estimez pas le pouvoir des melons !
J’avais des vues sur le petit depuis un aperçu dans le restaurant de sa famille. Il me le fallait.
J’ai mis mes attributs et mes atouts en avant. La proie court, j’arme mon fusil, je tire. PAN PAN T’es mort !
Le pauvre petit a cru qu’il avait le dessus. Drôle. Enfin, on est sorti ensemble quatre mois je dirais. Mais là n’est pas le plus drôle.
Le plus drôle ? J’y viens.
Quand on sortait ensemble, il avait 19 ans. L’âge où l’on commence à s’émanciper un minimum de ses parents.  Mais apparemment, lui, non.  On a passé quatre mois chez lui chaque week-end. Avec la famille. Oui sinon ce n’est pas drôle. Vous imaginez vous ? Moi non plus au début.
Il me prenait par la main et on s’éclipsait dans sa chambre alors que ses parents mangeaient à 5m derrière la porte. J’étais rouge comme un coquelicot. La gêne pure et simple.
Au bout d’un certain temps… ca commençait à me saouler. J’aurai aimé respirer l’air de la mer, de la forêt, de musique. Quelque chose d’autre que sa chambre.
Le  temps passe. La saint valentin. Il m’emmène au restau. Enfin, sa mère. J’avoue, c’était loin d’être un radin. On ne peut pas dire.
Mais M. n’avait aucune volonté face à sa mère et ses tantes. Un véritable enfant. Il avait trop peur de leur autorité.
J’ai fini par péter un plomb. Et lui dire que je voulais qu’on sorte, rien que pour un ciné. Mais il fallait qu’on sorte ! Il m’a dit qu’il était d’accord avec moi. Que oui, c’est vrai, on était toujours chez lui, que c’était étouffant.

Tu m’étonnes Piteau ! Secoues toi ! 

 

 Ta mère toujours derrière la porte. C’est sur que je pense qu’il y a plus cool.
On ne parle plus de cela. La semaine passe et le samedi midi, je vais manger au restau de sa famille avec mes parents. Je commence à manger et le voilà qui arrive, la bouche en cœur : «  je peux te parler ? ».
J’acquiesce et nous partons en cuisine.
«  Voilà, c’est fini entre nous. »
« Ok. Pourquoi ? »
« Euh… Parce que j’ai plus de temps à te consacrer avec mon travail et mes études ».
« Mouais… »
Mec t’étudie les fromages en ce moment, ton taff est aménagé puisque c’est le restau de ta mère. Ne te fous pas de ma gueule.
Je retourne m’asseoir. La tête décomposée. Oui je l’aimais bien malgré tout.
J’ai su peu après que c’était sa mère qui l’avait forcé à se séparer de moi parce qu’elle avait eu vent de mon désir de couper le cordon (bleu- humour, restau… Blague de merde, you know what I mean).
Au fond dans notre relation ce qu’il cherchait c’était une mère et pas une copine.

Je pensais bien, je pensais juste. Parce qu’il y a moins d’un an, j’appris par le plus grand des hasards hasardeux (par une amie quoi) que ce cher M. pour Maisquelfilsàmaman avait ouvert son propre restau (en face de celui de sa mère). Et que, par dessus le marché (je n’ai jamais compris cette expression. Qu’est-ce qu’il peut y’avoir au dessus d’un marché ?), il avait une copine dont il avait prévu de demander en épousailles.  Sauf qu’à l’époque il avait 24 ans et elle 32, qu’elle avait (et qu’elle  a toujours d’ailleurs à moins qu’ils soient morts) deux enfants. Mariage, visite d’une maison témoin pour faire bâtir,  achat d’une Picasso merdique tout terrain pour les week-ends à la campagne avec Sandy et Kevin sans oublier les mouchoirs pour leur essuyer les Mickeys qui trainent sur leur lèvres (grandes et petites).



Bref, le rêve Disney éveillé.

Après avoir conté ce magnifique conte digne de la Baise et la Bête ( petit clin d’œil à celui qui lit et qui se reconnaitra…), je dois vous dire que je ne l’ai toujours pas revu ce M pour Maisquelfilsàmaman. On va se l’avouer ? C’est franchement pas bien grave.
En moralité, je rajouterai que, mesdemoiselles, il faut TOUJOURS se méfier d’un fils à sa Maman. À moins que vous rêviez d’un gamin de 25 piges à materner et à qui vous allez finir par changer les couches. 

Ps : Il vient d'être Papa. Laissez moi rire... HAHAHAHA. Merci. 



 

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