mardi 9 octobre 2012

La délocalisation

Publié par V pour Vend des Tas. à 20:09

Les copines,



Comme vous avez pu le comprendre grâce à S. sur la page Fan, j’étais en plein marathon sexuel. Faut bien trouver de nouveaux sujets pour vous, n’est-ce pas ?
Pour gagner un pari au niveau des points, il y’a moins d’un mois sur Adopteunmec.com, je me suis mise sur Toulouse. Histoire de rameuter les petits sudistes et arriver à mon objectif de 120000 points. Lille n’étant pas assez grande pour mon esprit conquérant. Vous allez me dire « Oh trop bien joué ! Elle est trop intelligente V. » Et je ne vous contredirais pas.

J’acceptais donc les charmes et papoter avec quelques jeunes éphèbes sudistes, tout cela sans vraiment y prêter quelque attention que ce soit. Et pourtant dans tout le tas de « minots », il y’en avait un qui avait retenu un peu plus mon œil de lynx. C pour Cognemoifort est drôle, enfin il a le même humour à la con que moi plutôt, vous voyez ? Dans le genre à se frotter une jambe levée contre ma porte, nu, avec la serviette dans les cheveux : True Story ! Après lui avoir expliqué que je n’étais pas de Toulouse mais de Lille, il n’a pas cessé de me parler contrairement aux autres. Échanges de Facebook et de Skype. On se parle pratiquement tout les soirs et on s’envoit des sms (tendancieux) de temps en temps. Il m’annonce il y a 2 semaines qu’il débarque à Lille pour le week-end du 6 octobre. Je suis… comment dire ? Des plus flattée. Ce n’est pas tous les jours qu’un mec que vous connaissez à peine fait 800 bornes pour vous « voir ».

Il a prit ses billets d’avion, m’a dit qu’il restait 5 jours et on a compté les heures et les jours qui nous séparaient (ouais je sais c’est trop chou !).
Je suis allée le chercher le vendredi matin. 110e de déplacement, je coûte plus cher qu’une pute avenue Foch à Paris (merci Google). J’avais pris ma matinée pour lui, ne pas être stressée et profiter un peu. Comme je suis une gentille fille, je lui ai pris de quoi manger : muffin au chocolat blanc de chez Notthing Hill, pain aux raisins de chez Paul et Smoothie mangue passion. Il faut savoir que Monsieur C ne boit que du Coca, j’en ai donc acheté. Il aime les bas ? J’en ai acheté aussi. Il fait le déplacement pour moi, je peux faire au moins ça. Oui ça me rend vraiment attachante et mignonne, je sais.
C. débarque, ne manque pas de me rappeler à quel point il fait froid dans mon bled, je le comprend. Il y a 10 degrés de différence entre Toulouse et Lille. Trève de plaisanteries, métro et « dodo ». Une fois installé, j’ai pu repartir bosser et lui faire la sieste. Que le monde est injuste me direz-vous. Je rentre fatiguée du taff mais va pour un restau. C’est moi qui offre. Je l’emmène à l’Italo, à côté de rue de Béthune. Ouais je ne me fous pas de sa gueule, je sais aussi. Je vous passe les détails de la nuit (et des nuits) mais C pour Cognemoifort  est une valeur sure. Même si au bout de 5 jours, il était mi figue mi raisin et sec comme un vieux pruneau. Bon j’avoue moi je douille aussi. Pas de leçon de morale, merci.

On a passé 5 jours de sexe, restau, pizza, ciné et sexe. J’ai testé pour vous : faire l’amour dans une baignoire. C’est sympa ! Même si je suis souple, je suis sortie de cette expérience avec une bosse à l’arrière du crâne et un mal de dos pas très sympathique. Je me suis faites un bleu en me cassant la tronche dans les escaliers. Vous savez ? Ce beau bleu qui chaque jour fait une nouvelle couleur de l’arc-en-ciel. Le genre bien gros à l’arrière de la cuisse, bien sexy ! Au moins C pour Cognemoifort en a bien rigolé. D’ailleurs je l’ai globalement bien fait marrer avec mes conneries, mes bouderies de 10 secondes Top chrono et mes jalousies à 2 sesterces. Je ne suis pas jalouse ou possessive pour un sou. Mais j’aime bien rappeler à l’intéressé que ce qui est à moi est à moi. Jésus si tu me regardes, je suis désolée, je n’applique pas ta règle du « partage ». Je ne partage pas moi. Double Fuck ! On a passé 5 jours à regarder les Ch’tis à Mykonos. Lui est un aficionado et se foutait de ma gueule, de nos expressions. L’avantage de regarder avec moi c’est qu’il a la traduction des expressions qu’il ne comprenait pas. Exemple : la drisse qui veut dire diarrhée pour les néophytes en ch’ti, c’est-à-dire « Ouais, il a mangé un vieux potsch’, il a la drisse. ». Mon petit bonobo a retenu l’expression « Crocodile, grande gueule petites pattes. » On aime regarder Tellement Vrai et se foutre de la gueule des cassos. Quand je critique il aime me dire que je suis hargneuse et méchante. Alors que mes conneries le font rire.

Il aime m’exciter et me dire qu’il ne fera rien. Tout ça pour que je le supplie de me baiser. Un peu violent tout de même. C’est cette fois là qu’il m’est arrivé, en pleine levrette, de lui balancer le truc ultime à ne pas dire. Une phrase redoutable et redoutée. Non ce n’est pas « j’ai envie de chier » ou « je vais vomir ». On dirait S.  Mais je parle bien du (et horrible) «  Je t’aime ». Sur le coup, c’est le cas de le dire, je n’ai pas calculé ce que je ne venais de dire. C’est après… :
Moi : « Heu, j’ai eu un flash là, je t’ai dit je t’aime ? »
Lui : « Ah oui. »
Moi : « Désolée, c’est dans le feu de l’action c’est sorti tout seul. »
Lui : « Non mais t’inquiètes, je te le balancerais pour te faire chier que t’es amoureuse de moi. »
Moi : « Salaud».


Damned It ! Là, tu te remets en question ! Bordel de Scrogneugneu ! Pourquoi j’ai dis ça ?
Bon ce n’est pas grave, c’est vrai. Mais ça m’a fait réfléchir sur son séjour. Il était venu pour du sexe. Au fond, je n’ai pas eu l’impression d’avoir reçu chez moi un simple plan cul. Je me sentais plus sous un format : couple. Le défi que l’on s’était lancé est à double tranchant. On s’est bien amusé ensemble. 





V. vous recommande le sudiste pour vos ébats. Mais je me suis attachée, peut-être trop en 5 jours. Se câliner, se faire des bisous, chahuter, se taquiner (enfin surtout lui), baiser comme des bonobos. J’avais peur que l’on ait rien à se dire, que l’on ne s’entende pas et même qu’il me trouve tout simplement moche et dégueulasse. Dans ces cas là, je pense que son séjour aurait été très long. Effet inverse à vrai dire. Je ne veux plus qu’il parte. Je veux lui faire des papouilles tous les soirs, lui dire « t’es qu’un con », lui dire non quand il me croque l’épaule. Mais on ne fait pas ce qu’on veut dans la vie. Il repart à Toulouse et ne reviendra que par la grâce d’un appel aux dons. DONS DONS DONS ! (Donnez, V vous le rendra en article). Il m’en faudrait un comme lui à Lille, mais je n’en trouve pas. Allez ! Pleurez pas ! Si j’étais en ménage, j’aurai certainement moins à raconter. C’est un mal pour un bien. Je t’aime Lecteur quoi ! Et pourtant vous ne m’avez pas pris en levrette… Enfin pas encore. 

Bisous sur vos nichons. 




2 commentaires :

C. a dit…

En tout cas les bas.. Ça resteras une légende parce que je les ai jamais vu !

V pour Vend des Tas. a dit…

Mon petit Crocodile, je garde les bas pour nos retrouvailles...

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